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"Rien à Branler !" en kiosques en supplément de Charlie Hebdo le 30 avril 2008

Charlie Hebdo n°828 + son supplément "Rien à Branler !" 4 euros ( en kioques jusqu'au 27 mai ). Commander Charlie Hebdo sur journaux.fr ou solidaripresse.fr ou a2presse.fr.

Attention, La Face Kärchée de Sarkozy revient. Pire que Sarko en campagne, Sarko à l'Élysée ! Le Président a plus d'argent, plus de femmes, plus de Falcon, plus de conseillers, plus d'amis et toujours trois biographes... Philippe Cohen, Richard Malka et Riss.

Critique : Nathalie Mazier pour La TéléLibre.fr

LE “RIEN A BRANLER” QUI FAIT DU BIEN !

Après “la Face Karchée” de Sarkozy, une nouvelle bande dessinée, “Rien à branler”, fait le point sur un an de sarkozysme.

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Le leitmotiv dans “la Face karchée” était « je les niquerai tous », aujourd’hui c’est : « Rien à Branler ! ». Ce résumé du pouvoir manière Sarkozy vu par Cohen, Melka et Riss, détonne. Les dessins sont esthétiques, colorés et satiriques. La plume incisive, le propos intéressant qui plus est agrémenté d’anecdotes, fruit de l’enquête menée par Philippe Cohen, rédacteur en chef du site Marianne 2.

Sarkozy est dépeint en président hyperactif, exhibitionniste, sûr de lui, colérique voire hystérique. Son entourage est lui aussi passé au crible, ses amis et ennemis politiques, les milliardaires, les people, sans oublier sa nouvelle femme, Carla Bruni. Ceux qui nous font revivre cette année, ce sont les désabusés, les anciens amis, les déçus de Sarkozy. Parmi eux, Ségolène Royal, Arnaud Lagardère, François Fillon, Bernard Kouchner, Georges-Marc Bénamou, Jacques Séguéla, David Martinon.

Nous sommes en 2011 et ces malheureux sont internés dans l’improbable centre de désintoxication « Jean-Marie Bigard ». La mine déconfite, ils sont prostrés sur leurs chaises, racontant leurs moments douloureux passés auprès de Sarkozy.

Cécilia la première, en pyjama bleu à nounours rose nous fait revivre la soirée du 6 mai. Notamment l’épisode au Fouquet’s dont aucune image n’a filtré. Les invités ont été triés sur le volet par Cécilia, et l’on découvre ainsi les recalés : Philippe Douste Blazy, Yasmina Reza, Pierre Charon, Arnaud Lagardère ou encore Laurent Solly. Ce soir-là nous entrions dans l’ère Sarkozy.

Dans le personnage, c’est d’abord le style qui dénote : lunettes ray ban et montre en or qui brille. Le luxe, il aime ça, l’expose sans complexe. Peu après son élection, il prend quelques jours de vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré… Sarkozy aime bien les milliardaires qu’il compte parmi ses proches, Serge Dassault, Bernard Arnault. Pourquoi s’en priver, vie de château et voyages tous frais payés et lui dans la foulée, hop, augmente son salaire de plus de 100% . Sans oublier, le premier cadeau fait aux riches… le bouclier fiscal.

Une omniprésence qui ferait presque oublier ses ministres. François Fillon, abattu, les traits tirés, les larmes aux yeux, rappelle que la gouvernance à la Sarkozy, c’est d’abord la toute puissance des conseillers. Le premier ministre est inexistant derrière Claude Guéant, Henri Guaino et David Martinon. En gros, les ministres, moins ils parlent et mieux c’est… Et en plus de ça, ils sont notés ! Non contents de subir cet affront, il faut faire avec les parachutés comme Rachida Dati ou encore avec les ministres d’ouverture.

Parce que chez Sarkozy, on convoite l’ennemi pour mieux l’isoler. Le premier à rejoindre l’équipe c’est Bernard Kouchner, « seul je suis un traître ! Il faut absolument que d’autres socialistes nous rejoignent ! » dit-il à Sarkozy, peinard dans son fauteuil, les pieds sur le bureau, plongé dans sa lecture du « Apprendre à mal parler et à insulter grave ». Dans la foulée, Martin Hirsch est recruté. La page centrale est un plongeon dans la Rome antique, François Hollande est transformé en César, trahi par ses amis socialistes, tous des Brutus. Manuel Valls quant à lui est invité à l’Elysée entre les deux tours des législatives, convoité pour intégrer le gouvernement. Jacques Séguéla et Georges Marc Benamou, quant à eux, anciens proches de Mitterrand ont rejoint l’équipe entre les deux tours de la présidentielle.

Dans l’ère Sarkozy, les amis ça n’existe pas, (à moins d’être très riches). Il y a les recalés… les Devedjian, Copé, Lellouche… Et les exclus, David Martinon en tee shirt vert « Jean Sarkozy m’a tué ». Il relate l’ humiliation à Neuilly, où Cécilia l’avait imposé comme candidat mais où finalement c’est Jean Sarkozy qui est élu aux cantonales. Un brin de népotisme ça fait pas de mal.

Mais après tout ça, il faut bien que ça s’arrête. L’impopularité le guette. Le 8 janvier marque la rupture. Cette conférence de presse est un fiasco. Et c’est le début de sa chute libre dans les sondages… Quelques jours plus tard, énervé, il lâche son « casse toi pauv’ con » au salon de l’agriculture… Pourtant, on se souvient de sa phrase lors du débat face à Ségolène Royal, « pour être président, il faut être calme », en voilà une leçon de sérénité.

Enfin, le dernier épisode, la branlée aux élections municipales lui fait ouvrir (un peu) les yeux. Même s’il s’est assuré de l’échec de Bayrou en persuadant Yves Urieta, maire socialiste de Pau de rejoindre la majorité.

Nicolas comprend qu’il faut en finir avec le « bling bling ». Dans tout ça, on oublierait presque le pouvoir de séduction de notre cher président, remarié à l’ex top model et chanteuse Carla Bruni. Elle l’accompagne maintenant tendrement à la guitare. Un peu de douceur, ça fait pas de mal. La sortie préférée de Sarkozy, c’est Disneyland Paris. Pas de doute, il s’adoucit mais pas sur que pour le « bling bling » ça s’arrête aussi.

Article de Nathalie Mazier extrait de La TéléLibre.fr

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Un an sous Sarkozy - entrevues de Plantu et de Jul pour France Info - 24/04/08

- Entrevue de Plantu ( mp3 cliquer pour écouter )
- Entrevue de Jul ( mp3 cliquer pour écouter )

Entrevues extraites de France Info

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Portrait de Wolinski - sur VSD.fr - par Laurence Durieu - 22 avril 2008

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Ses impérissables dessins côtoient ceux de ses camarades Cavanna, Siné, Cabu et Gébé dans Mai 68 (éd. Michel Lafon). À l’époque, Georges Wolinski avait 34 ans, et il lance aujourd’hui: « On a fait 68 pour ne pas devenir ce que nous sommes devenus…» Inspiré par la vie, la politique et la fesse, mais aussi par la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, l’amateur de havanes signe un album réjouissant, Défense de fumer ! (Le Cherche-Midi). On y retrouve toute la fantaisie de ce pessimiste joyeux, droit et drôlement élégant.

NAISSANCE le 28 juin 1934, à Tunis. Ziegfried, son père, est assassiné lorsque Georges a 2 ans. Juif polonais à la tête d’une entreprise de ferronnerie d’art, il renvoie une partie du personnel au moment du bouleversement des lois sociales de 1936. L’un des licenciés l’abat dans son bureau, d’un coup de revolver. Georges a conservé un dessin à l’encre de Chine réalisé par son père, représentant un juif errant.

PREMIER SOUVENIR. Quelqu’un de la famille lui rapporte d’Autriche une culotte en peau. Il la met à l’école, les élèves se moquent de lui.

GI. À Tunis, le QG des GI fait face à la pâtisserie des parents de sa mère, Lola, une juive d’Italie. Les enfants leur demandent du chocolat, et Georges des comics, dont Terry and the pirates.

LIRE. Sa famille de commerçants est aussi intello. Il est mauvais élève, mais il dévore la bibliothèque familiale : Jules Verne, Dickens, Kipling, Marc Twain, Edgar Poe, James Joyce, Marcel Aymé… Et les dessins de Daumier. Une de ses premières parutions dans Hara-Kiri est une illustration de La Légende des siècles, de Victor Hugo.

ATHÉE. Son grand-père organise sa bar-mitsva. Il en garde un bon souvenir grâce aux cadeaux reçus. Il aime bien la gaieté des fêtes religieuses en famille, mais il ne croit en rien. Il rentre aujourd’hui d’un voyage en Inde, où il s’est senti étouffé par les castes religieuses et le mysticisme de la réincarnation, omniprésent. « La clé de l’humour, c’est dire la vérité. Je suis seul et j’ai peur… Je vais crever. Et le plus terrifiant, c’est qu’il n’y a rien derrière. »

ALPES. Sa mère, tuberculeuse, part se soigner en France, à Briançon. Elle revient trois ans plus tard, remariée à l’intendant du sanatorium et convertie au catholicisme. « Mon beau-père, Paul, portait le béret, il était très français et très gentil. » À 12 ans, Georges les rejoint. La France, les montagnes, un lycée mixte… Le rêve.

PREMIER BAISER avec Renée, au lycée de Briançon, « une trouille extraordinaire ». Il aime la regarder sur son vélo, elle fait tomber sa jupe à l’arrière et s’assied directement sur la selle… « J’ai été dépucelé dans les bras d’une jeune malade au sanatorium. Elle riait chaque fois que je passais devant sa chambre. J’avais beau avoir lu, vu des dessins, je ne savais pas ce qu’il fallait bouger. »

FAMILLE. Il veut devenir architecte mais, après deux ans aux Beaux-Arts, il travaille pour la bonneterie des beaux-parents. Georges se marie avec Kean, rencontrée au lycée en 1958. Huit ans plus tard, elle se tue dans un accident de voiture, sur la route des vacances, vers Juan-les-Pins. Ils ont deux filles, Frédérica et Natacha. Georges aura une troisième fille, Elsa, avec sa seconde épouse, Maryse.

DÉSERT. Pendant son service militaire dans l’Algérie en guerre, il repère dans un journal une affiche publicitaire pour Hara-Kiri, signée Roland Topor : un poing dans la figure. En 1960, lors d’une permission, il propose ses dessins à Cavanna, qui les prend sur-le-champ. À son retour, en 1961, il entre dans la famille du « mensuel bête et méchant » qui cédera la place à Charlie (1969), puis Charlie Hebdo (1970).

MAI 68. Action, le journal des comités d’action de l’Union des étudiants communistes, lui commande un dessin politique. Alors que Georges dit ne rien y connaître, Siné le traite calmement de connard. Il se met à lire Le Monde. Il saute sur son Solex et, de Saint-Mandé (94), rejoint les manifs. Celle des Champs-Élysées le réjouit : les manifestants descendent toute l’avenue devant des CRS surpris et dépassés. Il fonde L’Enragé avec Siné. Après un dessin au second degré sur le PC, il reçoit un coup de fil d’un membre du parti, furieux. Mais, dès 1977, L’Huma publiera du Wolinski en une.

CULTE. À 11 ans, il achète son premier livre, des dessins d’Albert Dubout. Grand fan, pour l’organisation du centenaire de sa naissance, en 2005, il sollicite Jacques Chirac, rencontré en vacances à la Réunion. Puis il reçoit une lettre de la présidence qui veut lui remettre la Légion d’honneur. Chirac, qui l’appelle « le maître », dit : « Dubout ne l’a pas eue, je vais la donner à Wolinski. »

TACLE. Sur son plateau, Laurent Ruquier déclare : « Moi, Wolinski ne me fait pas rire. » Qui lui balance : « Je suis un grand admirateur de Dubout car il arrivait à faire rire même les cons, ce que je n’arrive pas à faire. » Ruquier se marre.

Cet article de Laurence Durieu est extrait de VSD.fr

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Lacombe Xavier - dessinateur à la TéléLibre.fr - 11 avril 2008


Les adresses url de Lacombe :

profil_supprime Mais où est Lacombe nom de Zeus ?

zeus Si tu prononces encore mon nom je te foudroies nom d'un gremlins...
Il est sur la TéléLibre.fr et sur son Blog.


profil_supprime En même temps ? C'est un demi-Dieu alors...

zeus N'exagère pas gremlins... cependant s'il consent à me représenter
dans chacun de ses dessins, j'en ferai peut-être un quart-Dieu.


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