Charlie Hebdo lance sa maison d’édition : Les Echappés - septembre 2008
| Charlie Hebdo présente Les Echappés : En septembre 2008, Charlie Hebdo lance une toute nouvelle maison d’édition : Les Échappés. Afin de poursuivre le travail au-delà de l’actualité hebdomadaire, Les Échappés publieront des BD politiques, des reportages écrits ou dessinés, des chroniques, des enquêtes, et éditeront aussi des dessins de presse. Le programme des parutions comportera archives et créations originales. Le rythme de parution avoisinera les 12 ouvrages par an. |
| Ma première croisade "Georgie Bush s’en va-t-en guerre" - BD politique de Riss |
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Présentation Charlie Hebdo : Dans les années 50 à Midland, petite ville du Texas où les jeunes diplômés des grandes universités américaines viennent faire fortune dans le pétrole, un jeune garçon de 8 ans se prépare à diriger un jour le plus puissant pays du monde : les États-Unis d’Amérique. Il n’est pas brillant à l’école, ne s’intéresse qu’au base-ball et passe son temps à faire des bêtises. Mais à sa mère, qui le réprimande, il en est une qu’il n’a jamais eu le courage d’avouer. 50 ans après, il décide enfin de libérer sa conscience et de révéler son secret... |
| Liberté - Egalité - Fraternité, Parution le 2 octobre 2008 Avec Cabu, Catherine, Charb, Honoré, Jul, Luz, Riss, Tignous, Willem et Wolinski |
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Présentation Charlie Hebdo : |
| Les Brèves de Charlie Hebdo, Parution le 9 octobre 2008 Textes & dessins : collectif Charlie Hebdo |
C'est la faute à la société - Charlie Hebdo - 13 mai 2008 - chez 12 Bis
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Présentation de l'Editeur : La presse écrite nous conte sans cesse les aventures quotidiennes, et somme toute très ordinaires, du Président de la République. Il cause, il divorce, il cause, il se marie, il cause, etc.
Pendant ce temps, des citoyens anonymes vivent des aventures extraordinaires, qui ne sont que très peu médiatisées.
Les dessinateurs de «Charlie Hebdo» ont choisi de mettre en vedette ces héros du quotidien en illustrant les faits divers les plus grotesques, les plus sanglants, les plus absurdes.
Les faits divers en disent souvent plus long sur notre époque que le porte-parole de l’Elysée, et il est incontestable que les dessinateurs de «Charlie Hebdo» sont plus drôles que David Martinon !
«C’est la faute à la société » est un ouvrage qui fera regretter aux sociologues d’avoir fait des études... Ils auraient dû faire du dessin !
Oui à la pipolisation des faits divers ! |
"Rien à Branler !" en kiosques en supplément de Charlie Hebdo le 30 avril 2008
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Charlie Hebdo n°828 + son supplément "Rien à Branler !" 4 euros ( en kioques jusqu'au 27 mai ). Commander Charlie Hebdo sur journaux.fr ou solidaripresse.fr ou a2presse.fr. Attention, La Face Kärchée de Sarkozy revient. Pire que Sarko en campagne, Sarko à l'Élysée ! Le Président a plus d'argent, plus de femmes, plus de Falcon, plus de conseillers, plus d'amis et toujours trois biographes... Philippe Cohen, Richard Malka et Riss. |
| Critique : Nathalie Mazier pour La TéléLibre.fr |
| LE “RIEN A BRANLER” QUI FAIT DU BIEN ! Après “la Face Karchée” de Sarkozy, une nouvelle bande dessinée, “Rien à branler”, fait le point sur un an de sarkozysme. |
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Le leitmotiv dans “la Face karchée” était « je les niquerai tous », aujourd’hui c’est : « Rien à Branler ! ». Ce résumé du pouvoir manière Sarkozy vu par Cohen, Melka et Riss, détonne. Les dessins sont esthétiques, colorés et satiriques. La plume incisive, le propos intéressant qui plus est agrémenté d’anecdotes, fruit de l’enquête menée par Philippe Cohen, rédacteur en chef du site Marianne 2. Sarkozy est dépeint en président hyperactif, exhibitionniste, sûr de lui, colérique voire hystérique. Son entourage est lui aussi passé au crible, ses amis et ennemis politiques, les milliardaires, les people, sans oublier sa nouvelle femme, Carla Bruni. Ceux qui nous font revivre cette année, ce sont les désabusés, les anciens amis, les déçus de Sarkozy. Parmi eux, Ségolène Royal, Arnaud Lagardère, François Fillon, Bernard Kouchner, Georges-Marc Bénamou, Jacques Séguéla, David Martinon. Nous sommes en 2011 et ces malheureux sont internés dans l’improbable centre de désintoxication « Jean-Marie Bigard ». La mine déconfite, ils sont prostrés sur leurs chaises, racontant leurs moments douloureux passés auprès de Sarkozy. Cécilia la première, en pyjama bleu à nounours rose nous fait revivre la soirée du 6 mai. Notamment l’épisode au Fouquet’s dont aucune image n’a filtré. Les invités ont été triés sur le volet par Cécilia, et l’on découvre ainsi les recalés : Philippe Douste Blazy, Yasmina Reza, Pierre Charon, Arnaud Lagardère ou encore Laurent Solly. Ce soir-là nous entrions dans l’ère Sarkozy. Dans le personnage, c’est d’abord le style qui dénote : lunettes ray ban et montre en or qui brille. Le luxe, il aime ça, l’expose sans complexe. Peu après son élection, il prend quelques jours de vacances sur le yacht de son ami Vincent Bolloré… Sarkozy aime bien les milliardaires qu’il compte parmi ses proches, Serge Dassault, Bernard Arnault. Pourquoi s’en priver, vie de château et voyages tous frais payés et lui dans la foulée, hop, augmente son salaire de plus de 100% . Sans oublier, le premier cadeau fait aux riches… le bouclier fiscal. Une omniprésence qui ferait presque oublier ses ministres. François Fillon, abattu, les traits tirés, les larmes aux yeux, rappelle que la gouvernance à la Sarkozy, c’est d’abord la toute puissance des conseillers. Le premier ministre est inexistant derrière Claude Guéant, Henri Guaino et David Martinon. En gros, les ministres, moins ils parlent et mieux c’est… Et en plus de ça, ils sont notés ! Non contents de subir cet affront, il faut faire avec les parachutés comme Rachida Dati ou encore avec les ministres d’ouverture. Parce que chez Sarkozy, on convoite l’ennemi pour mieux l’isoler. Le premier à rejoindre l’équipe c’est Bernard Kouchner, « seul je suis un traître ! Il faut absolument que d’autres socialistes nous rejoignent ! » dit-il à Sarkozy, peinard dans son fauteuil, les pieds sur le bureau, plongé dans sa lecture du « Apprendre à mal parler et à insulter grave ». Dans la foulée, Martin Hirsch est recruté. La page centrale est un plongeon dans la Rome antique, François Hollande est transformé en César, trahi par ses amis socialistes, tous des Brutus. Manuel Valls quant à lui est invité à l’Elysée entre les deux tours des législatives, convoité pour intégrer le gouvernement. Jacques Séguéla et Georges Marc Benamou, quant à eux, anciens proches de Mitterrand ont rejoint l’équipe entre les deux tours de la présidentielle. Dans l’ère Sarkozy, les amis ça n’existe pas, (à moins d’être très riches). Il y a les recalés… les Devedjian, Copé, Lellouche… Et les exclus, David Martinon en tee shirt vert « Jean Sarkozy m’a tué ». Il relate l’ humiliation à Neuilly, où Cécilia l’avait imposé comme candidat mais où finalement c’est Jean Sarkozy qui est élu aux cantonales. Un brin de népotisme ça fait pas de mal. Mais après tout ça, il faut bien que ça s’arrête. L’impopularité le guette. Le 8 janvier marque la rupture. Cette conférence de presse est un fiasco. Et c’est le début de sa chute libre dans les sondages… Quelques jours plus tard, énervé, il lâche son « casse toi pauv’ con » au salon de l’agriculture… Pourtant, on se souvient de sa phrase lors du débat face à Ségolène Royal, « pour être président, il faut être calme », en voilà une leçon de sérénité. Enfin, le dernier épisode, la branlée aux élections municipales lui fait ouvrir (un peu) les yeux. Même s’il s’est assuré de l’échec de Bayrou en persuadant Yves Urieta, maire socialiste de Pau de rejoindre la majorité. Nicolas comprend qu’il faut en finir avec le « bling bling ». Dans tout ça, on oublierait presque le pouvoir de séduction de notre cher président, remarié à l’ex top model et chanteuse Carla Bruni. Elle l’accompagne maintenant tendrement à la guitare. Un peu de douceur, ça fait pas de mal. La sortie préférée de Sarkozy, c’est Disneyland Paris. Pas de doute, il s’adoucit mais pas sur que pour le « bling bling » ça s’arrête aussi. Article de Nathalie Mazier extrait de La TéléLibre.fr |






